Formation internationale en dessin animé numérique à Ouagadougou

Du 07 août au 06 septembre 2018, dix (10) jeunes de l’Espace UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest Africaine) prennent part à une formation professionnelle en dessin animé numérique au siège de l’Association Burkinabè du Cinéma d’Animation (ABCA) dans la Capital du Cinéma africain (Ouagadougou).
Organisée par l’ABCA, l’un des objectifs de la formation est de dynamiser le secteur du film d’animation et arts associés dans l’Espace UEMOA. Les jours à venir, un questionnaire en ligne permettra de cerner les besoins et/ou attentes des cinéphiles de dessin animé.
Un partenariat Pit-Production, Yvo art, Aigle décors, Soarba films, Joy of living, la Cité des arts (Koudougou), Grâce vision (Dédougou), le Centre culturel Aniké (Bobo-Dioulasso) et la série Arbre à Palimpseste.

Un, c’est bien; deux, c’est mieux; trois, c’est EXCELLENT!

Mercredi 29 août 2018, l’Association Burkinabé du Cinéma d’Animation (ABCA) a reçu dans ses locaux à Ouagadougou Monsieur Max LAMESCH (Chargé d’affaires A.I à l’Ambassade du LUXEMBOURG au BURKINA FASO) et Monsieur Ousmane BOUNDAONE (Directeur administratif et financier de GENERATION FILMS).
Les visiteurs du jour ont encouragé les stagiaires de la Sous-Région, présents à ABCA pour une formation professionnelle en dessin animé numérique , et les ont exhortés à œuvrer davantage pour un rayonnement du film d’animation et arts apparentés dans l’Espace UEMOA.
Avec l’administration de l’ABCA, il s’est agi surtout de faire le point sur l’avancement du projet RAFA (Rencontres africaines du film d’animation). Les RAFA se veulent un espace de promotion du cinéma d’animation africain. Sa première édition devrait se tenir les mois à venir dans la capital burkinabé à la faveur du cinquantenaire du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO) en 2019.

 

BURKINA FASO FESPACO 2017

Nous partageons avec vous cet entretien du Président d’ABCA, Serge D. PITROIPA (Pit FX). Entretien accordé à Radio France Internationale (RFI) lors du Marché international du cinéma (MICA) au FESPACO 2017.

Fespaco: le cinéma d’animation également présent au sein du MICA

Au Burkina Faso, ce samedi 4 mars a lieu la remise des prix et la cérémonie de clôture du Fespaco, le plus grand festival de cinéma africain. En marge de la compétition, le marché international du cinéma (MICA) a rassemblé les exposants professionnels comme les vendeurs de matériel, sociétés de doublage ou encore structures d’animation pour dessins animés. Des animations dont la télé comme les salles obscures sont de plus en plus friandes et un savoir-faire que tente de développer une toute jeune société d’animation burkinabè.

envoyé spécial à Ouagadougou,

Au Burkina Faso, les studios d’animation se comptent sur les doigts d’une main et les productions ne sont pas encore pléthoriques. Cependant, au marché du cinéma du Mica, le stand de l’Association burkinabè du cinéma d’animation espère bien attirer l’intérêt du public et la curiosité de partenaires avec ce court métrage, Pawit Raogo et la vieille menteuse.

« C’est un réalisateur français qui a fait appel à nous. Nous avons donc travaillé ensemble sur ce projet et toute l’animation a été faite ici. Le montage et le mixage ont été faits en France », a précisé Serge Pitroipa, président de l’Association burkinabè du cinéma d’animation.

Les couleurs ocre et pastel, le style narratif, la musique, les références culturelles, tout évoque la patte africaine.

« Il faut vraiment un Africain pour pouvoir rentrer dans la peau de l’animateur, pour pouvoir animer les personnages. Par exemple, si c’était un Asiatique [qui le faisait], il ne ferait pas la même chose que nous », a ajouté Serge Pitroipa.

L’autre spécificité des animateurs et concepteurs de dessins animés burkinabè c’est la compétitivité d’une main d’œuvre qui apprend vite malgré la modicité des moyens dont elle dispose.

« Oui, nous sommes compétitifs sur le marché parce que faire un film d’animation, ici ça coûtera moins cher qu’en Europe. Une production en tant que telle, ça va tourner autour de trente, trente-cinq millions de francs Cfa, coût global », et si ce même film était produit en France ou aux Etats-Unis il aurait coûté « disons trois fois plus », selon le président de l’Association burkinabè du cinéma d’animation.

Au Burkina Faso, l’animation est encore balbutiante. On compte seulement une vingtaine d’animateurs dans le pays, faute de formation et d’accès à du matériel performant. Néanmoins, les productions plaisent puisque à l’issue du MICA, des programmateurs européens ont demandé à pouvoir diffuser les contes animés burkinabé, dans leur salle ou dans leur festival.